Science22 août 2024
5 facteurs qui influencent la longévité
Vous pouvez augmenter nettement votre espérance de vie en faisant les bons choix de mode de vie et en traitant les facteurs de risque.
Ces dernières années, la population des plus de 65 ans a augmenté plus vite que les autres tranches d’âge, grâce aux progrès médicaux et à l’amélioration des modes de vie. La longévité est devenue une tendance de fond, avec des millions de dollars investis dans les études sur le vieillissement en bonne santé.
Selon des travaux récents, la longévité résulte d’une interaction complexe entre facteurs génétiques et environnement : l’expression des gènes est modulée par différents facteurs extérieurs, comme le mode de vie, la température et les niveaux d’oxygène. Vous pouvez augmenter nettement votre durée de vie en faisant les bons choix de mode de vie et en traitant les facteurs de risque.
5 facteurs qui influencent l’espérance de vie et le vieillissement en bonne santé
De nombreux travaux sur la longévité identifient ces 5 grands facteurs qui peuvent vous aider à vivre plus longtemps. Dans certains cas, ces simples changements de mode de vie peuvent même être aussi efficaces que des traitements de longévité avancés, comme les médicaments sénolytiques, la thérapie de rajeunissement des télomères ou la thérapie par cellules souches.
Facteur 1. Une alimentation équilibrée
D’après des chercheurs britanniques, passer de la malbouffe à des habitudes alimentaires saines peut apporter un gain de plus de 10 ans d’espérance de vie. Le régime de longévité comprend un apport modéré en céréales complètes, fruits, poisson et viande blanche ; un apport élevé en lait et produits laitiers, légumes, fruits à coque et légumineuses ; et un apport relativement faible en œufs et en viande rouge. Ces aliments sont des sources naturelles d’antioxydants, de fibres, de minéraux, d’acides aminés et de vitamines, nécessaires pour nourrir les tissus, les organes et les cellules du cerveau.
Autre conseil important pour la longévité : éviter de trop manger. La suralimentation est devenue un problème croissant dans les pays développés comme en développement, avec des repas riches en viande et des produits plus riches en graisses, en sucre et en sodium de plus en plus disponibles. À long terme, la suralimentation modifie la régulation hormonale et conduit à l’obésité, au diabète de type 2 et à l’hypertension.
Une alimentation saine et modérée et l’activité physique sont les deux grands piliers de la longévité. Le régime méditerranéen, venu d’une région bien connue pour sa population longévive, est l’un des standards de référence des régimes de longévité.
Facteur 2. L’activité physique
La plupart des habitants des pays développés ne font pas assez d’activité physique quotidienne. Or une activité physique modérée, comme le jardinage ou les tâches ménagères, est très courante dans les fameuses « zones bleues », ces régions géographiques comptant le plus de centenaires. Les chercheurs estiment que ces activités simples jouent un grand rôle dans l’espérance de vie moyenne plus élevée de ces régions. L’exercice modéré prévient les changements liés à l’âge au niveau cellulaire, en favorisant la croissance des mitochondries et en allongeant les télomères.
Pour rendre votre mode de vie plus actif, intégrez plus d’activité physique à votre quotidien : allez à pied plutôt qu’en transport, prenez l’escalier plutôt que l’ascenseur, ou promenez votre chien plus souvent.
L’exercice en micro-séances est un autre moyen efficace d’ajouter du sport à votre quotidien. La pratique de courtes séances de 5 minutes dans la journée montre qu’elles améliorent la forme et la santé globale, sans engagement de temps important.
Une séance de Reduced Exertion High Intensity Interval Training (REHIT) de 5 minutes seulement s’est révélée capable d’apporter des bénéfices santé substantiels et de réduire le risque de mortalité et de morbidité de plus de 15 %. En 8 semaines seulement de REHIT sur un CAROL Bike, 3 fois par semaine, vous pouvez relancer votre VO2max de 12 %, ce qui équivaut à remonter votre horloge biologique de 10 ans.
Facteur 3. L’activité cognitive
Un entraînement cognitif régulier abaisse l’âge biologique cognitif, comme l’exercice abaisse l’âge biologique du corps. Des études associent une activité mentalement stimulante plus fréquente tout au long de la vie à un déclin cognitif réduit plus tard.
Lire, jouer d’un instrument, apprendre des langues étrangères, pratiquer un art ou toute autre activité qui stimule le cerveau améliore les fonctions cognitives : mémoire, attention et résolution de problèmes. La croissance neuronale aide à retarder l’apparition du déclin cognitif, de la maladie d’Alzheimer et de la démence.
Certains types d’exercice physique sont aussi très bénéfiques pour la santé du cerveau. Des activités comme le tennis, les arts martiaux et les sports collectifs entraînent l’attention, la coordination, la réaction et la concentration.
Facteur 4. Entretenir ses liens sociaux
De bonnes relations peuvent être tout aussi bénéfiques à notre santé physique et mentale que l’alimentation et l’exercice. Faire partie d’une communauté qui soutient renforce le système immunitaire, abaisse le stress et améliore la fonction cognitive.
À l’inverse, la solitude et l’isolement social raccourcissent nettement la durée de vie. Des études suggèrent que les adultes plus âgés qui se sentent plus seuls ont environ 40 % de risque supplémentaire de mourir dans les 4 années suivantes, tandis que les personnes socialement isolées ont environ 75 % de risque supplémentaire, comparées à leurs pairs socialement actifs. Sur le plan physique, la solitude est associée à des niveaux de stress plus élevés, qui déclenchent l’inflammation et affaiblissent le système immunitaire.
Le sentiment d’appartenance devient particulièrement important avec l’âge. Les seniors socialement actifs rapportent des niveaux de satisfaction de vie plus élevés, plus de motivation et une meilleure humeur.
Des liens familiaux forts comptent autant que la fréquentation d’un groupe de pairs qui vous ressemblent. Le bénévolat, les cours et les activités sportives collectives sont les meilleurs moyens de créer de nouveaux liens tout en restant actif.
Facteur 5. Un sommeil de qualité
Des habitudes de sommeil saines jouent un rôle important dans le maintien d’un métabolisme sain, la réduction du stress oxydatif et le renforcement du système immunitaire. Un manque de sommeil favorise l’inflammation et augmente les risques de diabète de type 2, de maladie cardiaque et d’obésité. La recherche menée auprès d’adultes de 30 ans a découvert qu’un sommeil de qualité suffisant ajoute 5 ans à l’espérance de vie moyenne des hommes et 2 ans à celle des femmes.
Il est recommandé de dormir environ 8 heures par jour, mais la régularité compte tout autant. Une étude récente associe la longévité au fait de se coucher et de se lever à peu près à la même heure chaque jour. C’est important pour garder votre corps en phase avec votre rythme circadien, cette horloge naturelle qui règle le cycle veille-sommeil.

Le CAROL Bike est prouvé pour relancer votre VO2max de 12 % en 8 semaines seulement, ce qui équivaut à remonter l’horloge de votre âge de 10 ans.
3 facteurs qui réduisent l’espérance de vie humaine
Au-delà des changements de mode de vie qui favorisent la longévité, il existe des facteurs de risque évidents à éviter. Le Finnish National Institute for Health and Welfare a pointé les 3 plus grandes causes de réduction de l’espérance de vie, chez les hommes comme chez les femmes. Selon les scientifiques, le tabac réduit la durée de vie de 6,6 ans, le diabète lié à l’obésité en retire 6,5 ans, et un stress important raccourcit l’espérance de vie de 2,8 ans.
Facteur 1. Le tabac et la consommation d’alcool
Le tabac est fortement lié aux maladies cardiovasculaires et au décès prématuré. Une étude de 2022 a analysé le rôle de 5 facteurs de risque cardiovasculaire de l’enfance dans les événements cardiovasculaires ultérieurs et l’espérance de vie de près de 40 000 personnes. C’est le tabac qui avait le plus grand impact sur la santé cardiovasculaire des participants, suivi de l’IMC, de l’hypertension, du taux de triglycérides (lipides) dans le sang et du « mauvais » cholestérol. La combinaison de tous ces facteurs triplait presque le risque de maladie cardiovasculaire.
De même, une consommation excessive d’alcool conduit à des maladies du foie, du cœur et du pancréas. À l’inverse, des quantités faibles à modérées de vin rouge peuvent élever le taux de « bon » cholestérol, ou lipoprotéines de haute densité (HDL), et prévenir de petits caillots susceptibles d’obstruer les artères.
Facteur 2. L’obésité
L’obésité est devenue un problème majeur de santé publique, avec 40 % des adultes américains en surpoids et 32 % en situation d’obésité. La consommation immodérée de mauvaises graisses, de sucre raffiné et d’additifs alimentaires artificiels est considérée comme l’une des principales raisons de cette épidémie.
Un poids excessif favorise le développement de nombreuses maladies graves : maladie cardiaque, certains cancers, diabète de type 2, maladies du foie, pancréatite, maladies de la vésicule biliaire et maladies rénales. Une obésité extrême peut ainsi retirer jusqu’à 14 ans d’espérance de vie, selon une étude de 2014. Dans des cas moins extrêmes, un poids excessif conduit à un vieillissement prématuré. En moyenne, les personnes non fumeuses en situation d’obésité vieillissent 2 ans plus vite et souffrent d’une apparition plus précoce de maladies chroniques.
L’obésité est influencée par une grande variété de facteurs : génétiques, comportementaux, psychologiques et environnementaux. Son traitement demande une approche intégrée, fondée sur des habitudes alimentaires saines et un programme d’exercice. Il est important de commencer à traiter ce problème au début de l’âge adulte et de développer de nouvelles habitudes saines le plus tôt possible. Une étude récente publiée dans le Jama Network Open montre que les personnes qui perdent assez de poids pour passer de l’obésité au surpoids avant la fin de la quarantaine réduisent de moitié leur risque de décès prématuré.
Facteur 3. Le stress chronique et l’anxiété
Des chercheurs de Yale ont examiné la façon dont le stress agit sur nos « horloges épigénétiques », ces processus chimiques de l’ADN qui apparaissent naturellement avec l’âge et peuvent servir à prédire la durée de vie. Ces travaux n’ont pas seulement confirmé qu’un stress prolongé est très néfaste à notre santé physique et mentale : ils ont aussi révélé le mécanisme par lequel il provoque des complications médicales.
Des stratégies d’adaptation comme la régulation des émotions peuvent réduire efficacement les conséquences mentales et physiques du stress. La méditation, l’écriture, la psychothérapie et l’art-thérapie sont des techniques fondées sur la science pour renforcer la résilience émotionnelle et se sentir plus jeune.
Conclusion
La plupart des gens ne veulent pas seulement vivre longtemps : ils veulent allonger leur période de vie active. Les études sur la longévité ont apporté un nouveau concept, la « durée de vie en bonne santé », proche de la « durée de vie ». En santé publique, la durée de vie en bonne santé désigne la partie de la vie pendant laquelle la personne garde une bonne santé et un esprit vif et reste exempte de maladies chroniques. Une alimentation équilibrée, l’activité physique, le fonctionnement cognitif et social et un bien-être positif sont déterminants pour vivre plus longtemps et en meilleure santé.
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